Appel à propositions Fémur n. 6 : Gabrielle Roy, échos et expériences d’une œuvre

Date limite de soumission des propositions : 1er août 2022

Fémur : Revue étudiante de critique littéraire de l’Université de Montréal

https://revuefemur.com/index.php/2022/06/14/appel-a-propositions-n-6-gabrielle-roy-echos-et-experiences-dune-oeuvre/

Parce que régulièrement enseignée et massivement commentée, et ce, depuis plusieurs décennies, par d’imposantes analystes ayant proposé des lectures qu’il semble parfois difficile de dépasser1, l’œuvre de Gabrielle Roy peut laisser croire qu’elle est aujourd’hui usée ou, à tout le moins, qu’elle se révèle toujours plus difficile à atteindre, tout engluée ou empêtrée qu’elle est dans une imposante masse de discours critiques. Or cette impression (mensongère) qui laisse croire qu’on a fait le tour du jardin à son sujet ou que les accès pour entrer dans son œuvre sont encombrés mérite très certainement d’être dissipée. Au sujet des classiques littéraires, Italo Calvino rappelait à juste titre que les canons littéraires « provoque[nt] sans cesse un nuage de discours critiques, dont [ils] se débarrassent continuellement2 » ou dont il faut continuellement les extirper pour en redécouvrir l’actualité.

En 1998, Lori Saint-Martin dressait l’inventaire de tout ce qui s’était écrit et publié au sujet de Gabrielle Roy entre 1978 et 19973. Elle constatait ainsi la très grande variété des perspectives théoriques adoptées afin d’aborder cette œuvre, ce qui la singularise certainement dans le paysage critique et littéraire canadien. Les analystes l’ont en effet étudiée à travers le prisme du structuralisme, de la sociocritique, de l’histoire littéraire, de l’étude de la réception, de lectures biographiques, d’études comparatistes, du féminisme, de la psychanalyse, de la génétique textuelle, de la mythocritique, de l’étude des symboles, pour ne nommer que quelques approches. Malgré l’apparent « risque de saturation4 » qu’elle identifiait, Lori Saint-Martin annonçait malgré tout la fécondité des études royennes et – surtout – leur pérennité, ce que confirmait récemment l’une de ses spécialistes, Jane Everett, au micro de l’équipe de Point critique5. Il est donc tentant de penser que cette œuvre a encore beaucoup à dire, comme en témoignent d’ailleurs les récents travaux de Charlotte Biron, consacrés aux reportages de l’autrice6, corpus qu’on avait à peu près ignoré, et ceux d’Alex Noël qui, à travers la question de la dépossession, a renouvelé les perspectives sur l’écriture de Gabrielle Roy7. Suivant l’exemple de ces chercheur·se·s, on peut se demander quelles sont aujourd’hui les approches à favoriser afin d’éclairer, sous un jour nouveau, les textes de Gabrielle Roy – ses textes les plus connus (comme Bonheur d’occasion ou La détresse et l’enchantement) et les moins commentés (ses contes, sa correspondance, ses essais, ses discours). On peut aussi se demander en quoi l’écriture de Gabrielle Roy est toujours actuelle. Si en effet un « classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a dire8 », comme l’avance Italo Calvino, en quoi ceux de Gabrielle Roy demeurent-ils, aujourd’hui, classiques ?

Plusieurs pistes de réflexion peuvent être envisagées afin de répondre à ces questions auxquelles voudront répondre les textes du prochain numéro de Fémur, premier dossier de la revue exclusivement consacré à une autrice. Onze avenues, réparties en quatre axes, sont ici proposées. Cette liste ne prétend d’aucune manière à l’exhaustivité. Les propositions soumises à Fémur pourraient d’ailleurs très bien sortir de ces axes fournis à titre indicatif.

  1. Approches nouvelles ou renouvelées
  • Parmi les champs d’études qui se sont ouverts depuis le bilan critique de Lori Saint-Martin à la fin des années 1990, il importe de relever l’attention nouvelle accordée au care ou à l’éthique de la sollicitude. Le souci et le soin des autres traversent en effet l’ensemble de l’œuvre de Gabrielle Roy. Cette affirmation se vérifie tant dans les fictions narratives de l’autrice (qu’on pense à l’attention que la jeune Yvonne accorde à son petit frère Daniel qui meurt seul dans un hôpital à la fin du roman Bonheur d’occasion ou à la volonté d’Azarius de s’enrôler et de disparaître pour mieux prendre soin de sa famille) que dans ses non-fictions (pensons aux reportages ou à l’abondante correspondance de l’autrice qui témoignent d’une sollicitude réelle, c’est-à-dire qui s’inscrit dans la réalité, dans la pratique et dans l’éthique de son écriture).
  • À l’heure où l’urgence climatique se fait sentir de manière toujours plus insistante, l’essor de l’écocritique révèle son indéniable actualité. Cette lunette critique paraît particulièrement utile afin d’observer certains romans de Gabrielle Roy qui, depuis au moins les années 1950, se rendent sensibles à l’environnement (menacé) dans lequel évoluent ses personnages. Alexandre Chenevert exemplifie particulièrement bien ce souci de la nature, saccagée par le comportement humain.
  • De même, les animal studies pourraient permettre d’éclairer les fictions de Gabrielle Roy où les animaux jouent souvent des rôles significatifs, voire centraux. On doit en ce sens penser aux contes de l’autrice, aux récits de Cet été qui chantait ou encore à certains fragments de Rue Deschambault où les animaux sont très régulièrement personnifiés et leur comportements valorisés, révélant par contraste l’absurdité de certains comportements humains.
  1. Ouvrir le dialogue entre les œuvres (et les pratiques)
  • L’œuvre de Gabrielle Roy se distingue certainement dans le paysage littéraire québécois en ce qu’elle est très régulièrement évoquée, citée, dans d’autres fictions qui entrent dans son sillage ou qui souhaitent s’en distancier. Ce procédé de mise en abyme – l’inscription de l’œuvre dans l’œuvre, de la lecture dans la lecture – est notamment prégnant dans les roman de Francine Noël (Maryse, 1984), Jacques Poulin (Volkswagen Blues)9, Catherine Mavrikakis (Deuils cannibales et mélancoliques, 2000), Yvon Rivard (Le dernier chalet, 2018) et Jean-François Létourneau (Le territoire sauvage de l’âme, 2021) qui offrent de beaux cas d’études intertextuelles.
  • La série Le monde de Gabrielle Roy (2021), réalisée par Renée Blanchard, a donné un nouveau souffle à l’œuvre et à la vie de Gabrielle Roy dans l’imaginaire collectif. Cette transposition de l’œuvre au petit écran invite à réfléchir aux nombreuses extensions des textes de Gabrielle Roy, au cinéma (on peut par exemple penser au documentaire Gabrielle Roy réalisé par Léa Pool en 1998) et sur scène (Michel Tremblay a notamment écrit un court opéra sur la musique d’André Gagnon intitulé Lettres de Madame Roy à sa fille Gabrielle en 2013). Le développement des études intermédiales, ces dernières années, aménage sans doute un climat critique particulièrement propice à l’observation de ces transpositions littéraires.
  • Dans une perspective similaire, il reste beaucoup à dire du rapport que l’écriture de Gabrielle Roy entretient avec les images qui accompagnent plusieurs de ses textes. De telles réflexions qui aborderaient cette relation texte-image10 offre de beaux problèmes de lectures dans la mesure où ces accompagnements picturaux orientent certainement l’interprétation de ces textes. On peut en ce sens penser aux estampes du célèbre peintre québécois Jean-Paul Lemieux qui accompagnent une édition limitée du récit de La Petite poule d’eau11 et celles du peintre René Richard dans une édition tout aussi rare de La montagne secrète12.
  • La biographie de Gabrielle Roy écrite par François Ricard13 – modèle du genre – met en lumière les nombreuses amitiés qu’a nourries cette autrice, souvent des amitiés féminines qui se fondent sur un intérêt commun pour la littérature14. Au-delà de ces affinités réelles, il convient sans doute de réfléchir aux dialogues possibles entre les œuvres respectives de ces autrices. Dans la biographie qu’il lui consacre, François Ricard mentionne d’autres inspirations livresques de Gabrielle Roy ; de Shakespeare à Tchekhov, de Gide à Saint-Exupéry. Gabrielle Roy était d’ailleurs une fervente lectrice des philosophes Teilhard de Chardin15 et Henri Bergson, ce qui laisse croire que les textes de l’écrivaine sont imprégnés par leur pensée. Plusieurs de ces influences restent toutefois à montrer16.
  1. Critique de la critique
  • Il n’est pas certain que les études queer, qui rencontrent actuellement une certaine fortune en études littéraires, soient une voie à privilégier afin d’entrer dans les fictions narratives de Gabrielle Roy. Cela dit, une posture critique queer, qui refuse les binômes, pourrait certainement permettre de réévaluer des analyses importantes de l’œuvre de Gabrielle Roy, notamment les lectures structuralistes qu’ont proposées André Brochu17 ou Jacques Allard18, en partie influencés par la pensée binaire de Greimas.
  • Si la « critique au féminin » a admirablement commenté l’univers narratif de Gabrielle Roy19, cette même approche mériterait peut-être d’être appliquée aux discours qui ont commenté son œuvre afin d’observer à nouveau frais la réception critique (masculine) des écrits de cette femme, qui – pour une raison ou une autre – ont longuement été boudés par un versant important des intellectuels québécois, notamment pendant la Révolution tranquille20.
  • Plusieurs critiques ont consacré une part de leur carrière à l’étude de la vie et du travail de Gabrielle Roy. Pensons à des auteurs comme Gilles Marcotte, François Ricard ou Yvon Rivard. S’intéressant à une œuvre qui s’est infléchie à travers les années, ces commentateurs dont la posture critique a elle aussi pu changer à travers les décennies se présente comme un riche objet d’étude. Il convient en effet d’observer les critiques de ces critiques, leur développement, à leurs différentes phases – s’il en est. Devenir lecteur·trice de ces lectures amène à réévaluer l’histoire de la réception de Gabrielle Roy. La récente disparition de François Ricard appelle par exemple à établir la synthèse de sa grande contribution au rayonnement de l’œuvre de Gabrielle Roy.
  1. Dans les pas de Gabrielle Roy
  • L’enseignement – ou la transmission de façon plus générale – est une thématique essentielle de l’univers narratif royen, lequel a été investi des souvenirs de l’autrice qui a elle-même été institutrice. Les romans La Petite poule d’eau et Ces enfants de ma vie illustrent cette idée de façon exemplaire. S’il convient certainement d’aborder ces thématiques, il apparaît tout aussi intéressant, dans une réflexion pédagogique, de s’intéresser à l’enseignement de l’œuvre de Gabrielle Roy. Depuis les événements survenus à l’Université d’Ottawa et la discussion plus large amorcée autour de la liberté académique concernant l’emploi controversé de mots blessants, plusieurs discussions pointent vers un renouvellement éthique de l’enseignement de la littérature dans les collèges et à l’université21. L’œuvre de Gabrielle Roy, qui emploie des mots qui pourraient paraître aujourd’hui offensants en dépit de son idéal de fraternité et de solidarité universelles, se présente en ce sens comme un objet d’étude prometteur.
  • Avant l’écriture de son premier roman Bonheur d’occasion, Gabrielle Roy a écrit plusieurs reportages qui l’ont amenée à parcourir et à décrire de nombreux paysages canadiens. Parmi eux, les reportages consacrés à Montréal sont peut-être les mieux connus. Influencé par la géocritique22 et la place prépondérante qu’occupe la création littéraire dans les départements de littérature, dans son prochain numéro, le prochain dossier de la revue Fémur pourrait accepter de recevoir des reportages littéraires qui s’inspirent directement et explicitement de la démarche journalistique de Gabrielle Roy. Pourquoi ne pas marcher dans les pas de cette reporter afin de peindre les paysages et les réalités (sociales et historiques) que cette écrivaine a elle-même décrits entre 1940-194523 ?

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Date limite de soumission des propositions : 1er août 2022.

Les articles des propositions sélectionnées devront être soumis en version complète en octobre 2022.

Les propositions doivent être envoyées à l’adresse revuefemur@gmail.com et respecter le protocole de rédaction : https://revuefemur.com/index.php/soumettre-un-article/

La revue Fémur publie plusieurs types de textes : des articles scientifiques (de 3000 à 6000 mots), des essais (de 2000 à 4000 mots) et des comptes rendus critiques (d’au plus 2000 mots). Dans le cadre de ses dossiers thématiques, la revue reçoit des propositions d’articles scientifiques, d’essais ou de comptes rendus, et non des textes complets. Il est à noter que Fémur accepte également des propositions hors dossier. Les propositions d’articles et d’essais comptent entre 500 et 700 mots, alors que les propositions de comptes rendus sont d’environ 200 mots. Le comité scientifique de la revue évalue les propositions pour retenir celles qui répondent à ses critères. Les auteur·ice·s des propositions retenues sont alors invité·e·s à soumettre les textes complets.

Direction du numéro : Michaël Blais

Rédactrices en chef : Emma Gauthier-Mamaril et Eugénie Matthey-Jonais

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Bibliographie

BIRON, Michel, François DUMONT et Élisabeth NARDOUT-LAFARGE, « Gabrielle Roy, entre réalisme et intimisme », dans Histoire de la littérature québécoise, Montréal, Boréal, 2007.

BIRON, Charlotte, « D’Arthur Buies à Gabrielle Roy. Une histoire littéraire du reportage au Québec (1875-1945) », thèse de doctorat, Université Laval, 2020.

BIRON, Charlotte, Mavis Gallant et Gabrielle Roy, journalistes, Québec, Codicille, 2016.

BRAULT, Jacques, « Tonalités lointaines », dans Chemins perdus, chemins trouvés, Montréal, Boréal, coll. « Papiers collés », 2012, p. 99-115.

BROCHU, André, « La détresse et l’enchantement ou le roman intérieur », dans La visée critique, Montréal, Boréal, 1988, p. 214-230.

CALVINO, Italo, Pourquoi lire les classiques, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2018.

FAUCHON, André (dir.), Colloque international « Gabrielle Roy », Actes du colloque soulignant le cinquantième anniversaire de Bonheur d’occasion, tenu au Collège universitaire de Saint-Boniface du 27 au 30 septembre 1995, Winnipeg, Presses universitaires de Saint-Boniface, 1996.

MARCOTTE, Gilles. « Bonheur d’occasion et le “grand réalisme” », Voix et images, vol. 14, no 3, printemps 1989, p. 408-413.

NOËL, Alex, « Les dépossessions romanesques : lecture de la négativité dans le roman moderne québécois (Anne Hébert, Gabrielle Roy, Réjean Ducharme) », thèse de doctorat, 2020.

RICARD, François, Gabrielle Roy, une vie, Montréal, Boréal, coll. « Boréal compact », 2000 [1996].

RICARD, François, Introduction à l’œuvre de Gabrielle Roy, Montréal, Fides, coll. « Écrivains canadiens d’aujourd’hui », 1975.

ROY, Alain, Gabrielle Roy. L’idylle et le désir fantôme, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2004.

ROY, Gabrielle, Jane EVERETT et Joyce MARSHALL, In Translation. The Gabrielle Roy-Joyce Marshall correspondence, Toronto, University of Toronto Press, 2005.

ROY, Gabrielle et Margaret LAURENCE, Intimate Strangers. The Letters of Margaret Laurence and Gabrielle Roy, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2006.

ROY, Gabrielle, Femmes de lettres. Lettres de Gabrielle Roy à ses amies. 1945-1978, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2005.

SAINT-MARTIN, Lori, La voyageuse et la prisonnière. Gabrielle Roy et la question des femmes, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2002.

SAINT-MARTIN, Lori, Lectures contemporaines de Gabrielle Roy. Bibliographie analytique des études critiques, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 1998.

SMART, Patricia, « Quand les voix de la résistance deviennent politiques : Bonheur d’occasion ou le réalisme au féminin », Écrire dans la maison du père, Montréal, XYZ, 2003 [1988], p. 211-251.

SOCKEN, Paul, Gabrielle Roy aujourd’hui, Saint-Boniface, Plaines, 2003.

SOCKEN, Paul, Gabrielle Roy, an Annoted Bibliography, Downsview, EWC Press, 1979

VACHON, George-André, « L’espace politique et social dans le roman québécois. L’idéologie nationaliste et l’évolution du Québec », dans Une tradition à inventer, Montréal, Boréal, coll. « Papiers collés », 1997, p. 65-94.

  1. . Parmi eux et elles, on peut citer André Belleau (Le romancier fictif, Québec, Presses de l’Université du Québec, 1980), Gérard Bessette (Une littérature en ébullition, Montréal, Éditions du jour, 1968), Jacques Brault (« Tonalités lointaines », dans Chemins perdus, chemins trouvés, Montréal, Boréal, coll. « Papiers collés », 2012, p. 99-115), André Brochu (« La détresse et l’enchantement ou le roman intérieur », dans La visée critique, Montréal, Boréal, 1988, p. 214-230), François Ricard (Introduction à l’œuvre de Gabrielle Roy, Montréal, Fides, coll. « Écrivains canadiens d’aujourd’hui », 1975), Patricia Smart (« Quand les voix de la résistance deviennent politiques : Bonheur d’occasion ou le réalisme au féminin », Écrire dans la maison du père, Montréal, XYZ, 2003 [1988], p. 211-251), Paul Socken (Gabrielle Roy aujourd’hui, Saint-Boniface, Plaines, 2003), George-André Vachon (« L’espace politique et social dans le roman québécois. L’idéologie nationaliste et l’évolution du Québec », dans Une tradition à inventer, Montréal, Boréal, coll. « Papiers collés », 1997, p. 65-94).
  2. . Italo Calvino, Pourquoi lire les classiques, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2018 [1991].
  3. . Lori Saint-Martin, Lectures contemporaines de Gabrielle Roy. Bibliographie analytique des études critiques, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 1998. Avant elle, Paul Socken s’était employé à la même tâche : Gabrielle Roy, an Annoted Bibliography, Downsview, EWC Press, 1979.
  4. . Lori Saint-Martin, op. cit., p. 38.
  5. . « “Je fais une enquête à travers tout le pays” : parcours dans l’œuvre de Gabrielle Roy », entretien avec Jane Everett à entendre à partir de la page du ballado de théorie et de critique littéraires Points critiques ou sur les principales plateformes d’écoute.
  6. . Charlotte Biron Mavis Gallant et Gabrielle Roy, journalistes, Québec, Codicille, 2016 ; « D’Arthur Buies à Gabrielle Roy. Une histoire littéraire du reportage au Québec (1875-1945) », thèse de doctorat, Université Laval, 2020.
  7. . Alex Noël, « Les dépossessions romanesques : lecture de la négativité dans le roman moderne québécois (Anne Hébert, Gabrielle Roy, Réjean Ducharme) », thèse de doctorat, 2020.
  8. . Italo Calvino, op. cit., p. 10.
  9. . Sur le dialogue entre les œuvres de Gabrielle Roy et Jacques Poulin, consulter Paul Socken, « Jacques Poulin : héritier spirituel de Gabrielle Roy », dans André Fauchon (dir.), Colloque international « Gabrielle Roy », Actes du colloque soulignant le cinquantième anniversaire de Bonheur d’occasion, tenu au Collège universitaire de Saint-Boniface du 27 au 30 septembre 1995, Winnipeg, Presses universitaires de Saint-Boniface, 1996, p. 593-603.
  10. . Sauf erreur, seule Esther Trépanier jette des ponts entre l’œuvre de Gabrielle Roy et l’art pictural, notamment dans son article « Entre la littérature et la peinture, la montagne : l’écart entre les représentations littéraires de Montréal et la peinture d’Adrien Hébert » (University of Toronto Quarterly, vol. 63, no 4, été 1994, p. 551-565).
  11. . Gabrielle Roy, La Petite poule d’eau [texte accompagné de 20 estampes de Jean-Paul Lemieux], Montréal, Gilles Corbeil éditeur, 1971 [1950].
  12. . Gabrielle Roy, La montagne secrète [texte accompagné de 12 lithographies de René Richard], Montréal, La frégate, 1975 [1961].
  13. . François Ricard, Gabrielle Roy, une vie, Montréal, Boréal, coll. « Boréal compact », 2000 [1996].
  14. . On peut en ce sens penser à des femmes de lettres comme Simone Routier, Jeanne Lapointe, Adrienne Choquette, Cécile Chabot, Simone Bussières, Michelle Le Normand, Alice Lemieux-Lévesque, Margaret Laurence. Sur ces amitiés, outre la biographie de Gabrielle Roy par François Ricard, voir Gabrielle Roy, Femmes de lettres. Lettres de Gabrielle Roy à ses amies. 1945-1978, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2005 ; et Gabrielle Roy et Margaret Laurence, Intimate Strangers. The Letters of Margaret Laurence and Gabrielle Roy, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2006.
  15. . Voir le récit que fait Gabrielle Roy de sa « Rencontre avec Teilhard de Chardin (vers 1975) » dans François Ricard, Sophie Marcotte et Jane Everett (éd.), Le pays de Bonheur d’occasion et autres récits autobiographiques épars et inédits, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2000, p. 65-68.
  16. . Ben-Z. Shek a entrepris un exercice similaire dans son article « De quelques influences possibles sur la vision du monde de Gabrielle Roy : George Wilkinson et Henri Girard » (Voix et images, vol. 14, no 3, 1989, p. 437-452).
  17. . André Brochu, « Thèmes et structures dans Bonheur d’occasion », dans L’instance critique. 1961-1973, Montréal, Leméac, 1974, p. 206-246.
  18. . Jacques Allard, « Deux scènes médianes où le discours prend corps », Études françaises, vol. 33, no 3, hiver 1997, p. 53-65.
  19. . Voir en ce sens les excellents travaux de Lori Saint-Martin, plus particulièrement La voyageuse et la prisonnière. Gabrielle Roy et la question des femmes, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2002.
  20. . À ce sujet, voir Martine-Emmanuelle Lapointe, « Gabrielle Roy et le canon littéraire de la Révolution tranquille », Québec français, no 170, 2013, p. 42-44.
  21. . En témoigne la cinquième journée d’étude organisée par le Laboratoire intercollégial de recherche sur l’enseignement de la littérature (LIREL) le 13 janvier 2022. Cette rencontre avait pour titre « Comment enseigner l’altérité ? ».
  22. . Sur la prégnance de la géocritique en régime contemporain, voir les travaux de Michel Collot, notamment son livre Pour une géographie littéraire, Paris, Corti, 2014.
  23. . Lire en ce sens Gabrielle Roy, Heureux les nomades et autres reportages. 1940-1945, Montréal, Boréal, coll. « Cahiers Gabrielle Roy », 2007.
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