CfP: «L’Anthropocène en question: arts, lettres, sciences humaines et naturelles»

Colloque interdisciplinaire, 12 avril 2018, Université de Sherbrooke

Dans le cadre de la 16e édition du colloque en littérature canadienne comparée de l’Université de Sherbrooke, sont invité·e·s étudiant·e·s, professeur·e·s et spécialistes des milieux pratiques de tous les horizons disciplinaires à se pencher sur la question anthropocène.

Dans son article « Écocritique et ecocriticism. Repenser le personnage écologique », Stéphanie Posthumus attire l’attention sur le changement de paradigme que connaît l’écocritique au tournant du 21e siècle. Alors qu’elle se centrait sur la nature et sur ses représentations littéraires (nature writing) dans les années 1990, elle s’ouvre progressivement aux représentations de lieux post-industriels, soulevant que les espaces intouchés par l’humain sont de plus en plus rares.

Ce renouvellement des pratiques écocritiques coïncide notamment avec l’apparition du terme « Anthropocène », renvoyant à l’époque géologique en vigueur depuis la deuxième moitié du dix-huitième siècle (Bonneuil, Fressoz, 2013). Celle-ci, caractérisée par un accroissement constant de l’empreinte humaine sur l’environnement depuis l’ère industrielle, fait état de l’influence des forces sociales et économiques sur la nature.

Il faut bien voir toutefois que la relation qu’entretient l’humain avec son environnement n’est pas unidirectionnelle. À l’instar des tenant·e·s de la géographie sociale (Di Méo, 2011; Massey, 1994), ceux de l’écocritique se penchent désormais sur les interrelations entre l’humain et l’espace, considérant que « le sujet écologique […] se construit comme un ensemble de rapport et d’interactions plutôt que comme une entité individuelle et isolée » (Posthumus, 2014). Or ces interactions procèdent aussi de rapports de pouvoir multiples reposant sur la classe, la race, le genre et l’orientation sexuelle; en rendent compte les études écocritiques féministes, postcoloniales et queer.

Deadline for proposals: Jan. 31, 2018.

Dieser Beitrag wurde unter Aktuelles, Call for Papers veröffentlicht. Setze ein Lesezeichen auf den Permalink.

Schreibe einen Kommentar

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht. Erforderliche Felder sind mit * markiert.