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Aktuelles Veranstaltungen

Journée d’étude sous le thème « Les fictions de l’histoire »

Organisée par Dr. Louise-Hélène Filion et Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink
Grâce au soutien du DAAD (programme « Transatlantic Mobility of North American and German Students and Faculty ») etdu Centre d’études interculturelles sur le Québec et la francophonie nord-américaine

À l’Universität des Saarlandes, Le mardi 5 juin 2018, Lieu : bâtiment E 1.7, salle 0.08

Thème: Fictions de l’histoire – nouvelles approches des littératures québécoises et canadiennes

Il est largement admis que la fiction et l’écriture de l’histoire partagent maints procédés, entre autres narratifs.  Elles reposent aussi sur certains présupposés communs quant à la nature humaine, à la conception du temps, etc.  Au fil des époques, leurs trajectoires se sont croisées puis éloignées, l’histoire se désolidarisant des Belles-Lettres, le roman se faisant historique, l’histoire s’emparant de certains procédés littéraires, pour ne citer que ces quelques points de rencontre et de divergence.

L’époque contemporaine montre de nouvelles configurations de ce dialogue entre récit de fiction et histoire, que la journée d’étude « Fictions de l’histoire » voudrait faire émerger.  Quels sont aujourd’hui les termes du chassé-croisé entre fiction et histoire ?  Entre l’histoire conjecturale des « minuscules » et des « sans histoire » et la fiction de ce qui, de l’aventure humaine, se dérobe au document et à l’archive, où tracer la frontière ?  Qu’est-ce qui, dans la fiction, ressort d’une vérité inaccessible à la science historique ?  Qu’est-ce qui, de l’histoire, touche à la fiction ?  Quelles sont les formes les mieux à même d’aborder de grandes notions comme la nation, l’identité, le destin, qui sont aussi des imaginaires ?  Ce ne sont là que quelques-unes des questions qui pourront faire l’objet de nos réflexions.

 

Programme

9h00-9h30  Introduction :
Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes) et Dr. Louise-Hélène Filion (Universität des Saarlandes/Université du Québec à Montréal)

Séance 1 – présidée par Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink
> 9h30-10h15  Prof. Dr. Robert Dion (Université du Québec à Montréal): « Roman à clefs et écriture du réel : la Constellation du Lynx de Louis Hamelin et Forêt contraire d’Hélène Frédérik »
> 10h15-11h00  Dr. Alex Demeulenaere (Université de Trèves) « Mai 1968/Octobre 1970 : Les réécritures littéraires de moments de rupture »

11h00-11h30 : Pause café

Séance 2 – présidée par Prof. Dr. Mechthild Gilzmer
> 11h30-12h15  Dr. Louise-Hélène Filion (Universität des Saarlandes/Université du Québec à Montréal) « Le référent balzacien comme moteur de la réécriture de l’Histoire dans le roman graphique Verlorene Illusionen de Helmut Wietz »
> 12h15-13h00  Ève Léger-Bélanger, candidate au Ph.D. (Université de Montréal) « Quand les hommes politiques allemands deviennent objet de fiction : les personnages allemands dans le roman Les aventures extraordinaires de deux Canayens de Jules Jéhin (1918) »

13h00-14h30 : Pause déjeuner

Séance 3 – présidée par Dr. Louise-Hélène Filion
> 14h30-15h15  Prof. Dr. Paul Morris (Université de Saint-Boniface) « Les morts littéraires de Jean de Brébeuf : l’histoire et l’imaginaire canadien »
> 15h15-16h00   Prof. Dr. Ursula Moser (Universität Innsbruck) « Écrire le monde, écrire l’histoire : L’empreinte de l’ange de Nancy Huston »

16h00-16h30 : Pause café

Séance 4 – présidée par Prof. Dr. Robert Dion
> 16h30-17h15  Prof. Dr. Mechthild Gilzmer (Universität des Saarlandes) « Survivre à l’histoire grâce à la fiction. L’héritage de 1492 dans l’écriture de deux écrivains juifs sépharades »
> 17h15-18h00 PD. Dr. Sylvère Mbondobari (Université Omar Bongo Libreville/Universität des Saarlandes) « Écrire l’histoire dans le roman postcolonial entre érudition, recherche esthétique et prise de position »

18h00   Débat de clôture – défis et perspectives

20h Dîner (pour les conférenciers/ères du colloque)

Responsable : Prof. Robert Dion (UQAM), Dr. Louise-Hélène Filion (UQAM/Saarbrücken), Prof. Hans-Jürgen Lüsebrink (Saarbrücken)

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Aktuelles Veranstaltungen

DKG lädt zum Kanadischen Wochenende nach Köln ein

Die Deutsch-Kanadische Gesellschaft (DKG) lädt herzlich zum Jahrestreffen 2018 in die Stadt met K ein, um das schöne Land met K gebührend zu feiern. Vom 29. Juni bis zum 1. Juli heißt es dann im Rheinland „O, Canada!“ statt „Alaaf!“.

Zur Einstimmung starten wir ganz Kölsch und laden am Freitagabend ab 19 Uhr zum Get Together in die Brauerei zum Pfaffen am Heumarkt. Bei hoffentlich so schönem Sommerwetter wie in den letzten Tagen können wir uns bei dem ein oder anderen Kölsch gemeinsam ins Kanadafieber begeben.

Am Samstag startet der offizielle Teil des Tages mit der Mitgliederversammlung im Senftöpfchen TheaterUm 19 Uhr beginnt dann der Festakt zum Canada Day ebenfalls im Senftöpfchen Theater. Gehen Sie gemeinsam mit uns auf eine etwas andere Wanderung durch Köln (die auch mit High-Heels im Casual-Chic-Outfit kein Problem wird), erleben Sie mit, wie das erste Mal Kanada für unsere WSPler aussieht und freuen Sie sich auf ein Kölsch-Kanadisches-Buffet! Lassen Sie sich überraschen, wie kanadisch es im Rheinland werden kann!

Für Sonntagvormittag haben wir das erste Mal einen gemeinsamen Brunch mit auf dem Programm, gefolgt von einer Schifffahrt auf dem Rhein oder für diejenigen, die mal etwas Neues ausprobieren wollen, einer Zeitreise ins frühe 20. Jahrhundert.

Das Anmeldeformular und die ausführliche Programmübersicht finden Sie hier. Bitte  schicken Sie uns Ihre Anmeldung bis zum 01. Juni per Mail (info@dkg-online.de) oder Post zurück.

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Aktuelles Ausschreibungen

Bourse Jean Cléo Godin

La Bourse Jean Cléo Godin (anciennement Bourse du Cétuq) est offerte chaque année à une étudiante ou un étudiant à la maîtrise ou au doctorat de l’extérieur du Québec et dont les recherches portent sur la littérature québécoise. Cette bourse d’une valeur de 7 000 $ doit permettre à la gagnante ou au gagnant de défrayer le coût d’un séjour d’au moins trois mois au CRILCQ/site Université de Montréal pour y poursuivre ses recherches et profiter de l’ensemble des activités (cours et séminaires, colloques, conférences, etc.) relatives à la littérature québécoise. Le séjour doit être effectué au cours de l’année universitaire suivant l’obtention de la bourse. L’étudiante ou l’étudiant choisi(e) sera appelé(e) à participer activement aux activités et événements du CRILCQ/site Université de Montréal.

Date limite: 29 mai 2018.

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Aktuelles Call for Papers

Appel de textes: Revue Fémur « Le travail dans la littérature québécoise contemporaine »

« Le travail, c’est bien une maladie, puisqu’il y a une médecine du travail », disait Coluche en 1995. Au-delà de l’humour, la citation révèle une conception négative du travail et affirme l’exact opposé de l’adage populaire « le travail, c’est la santé ». En effet, avec l’industrialisation d’abord, puis avec l’essor du néolibéralisme et la précarisation récente de l’emploi, le travail est plus souvent perçu comme une source de souffrance qu’un vecteur de bien-être. Au tournant des années 1980 en France, Dominique Viart parle d’un réveil de la littérature du travail (2011) qui « accuse autant qu’[elle] met en forme une idée de perte généralisée, dont l’aboutissement est la précarité grandissante – du travail et de l’expérience humaine qu’il génère » (David, p. i). Alors que le constat est sensiblement le même de l’autre côté de l’Atlantique, il est très peu question de « la job » dans la critique littéraire québécoise. C’est à cette question de la représentation (ou de l’absence de représentations) du travail dans le théâtre, la poésie, la bande dessinée, l’essai et le roman québécois que le premier numéro de FÉMUR sera consacré.

De Jean Rivard le défricheur aux Pensées pour jours ouvrables de Bureau Beige (2017) en passant par Le cassé (1964), Môman travaille pas, a trop d’ouvrage (1976) et les nombreux romans historiques qui prennent pour décor un Québec ouvrier du siècle passé, le travail prend plusieurs formes et occupent différentes fonctions (narratives, identitaires, idéologiques, critiques) qui ont surtout été étudiées sous l’angle de la sociocritique et de la sociologie. Central à certaines conceptions féministes (Toupin, 2014) et marxistes de la société, le travail (et son envers le chômage, par exemple) conserve en effet, dans les œuvres et dans la critique littéraire québécoise, une profondeur historique qui en fait un objet politique ou à tout le moins, un objet qui problématise les liens entre littérature et politique. À ce titre, le joual, qui domine les représentations des milieux populaires à Parti pris notamment, illustre bien cette jonction entre projet littéraire et projet politique (marxisant), à l’horizon d’une poétique du travail spécifique. Des décennies plus tard, des questions similaires, à propos de l’engagement de l’oeuvre et de l’écrivain, de l’oralité et de la fonction critique de la littérature, se posent à la lecture de l’oeuvre romanesque et poétique d’Érika Soucy (Les murailles, L’épiphanie dans le front), des Confessions d’un cassé (2015) ou des Contes du travail alimentaire (2011), mais aussi d’un texte comme Retraite de Renaud Jean (2014), qui opère une critique de la doxa économique par l’entremise du motif de l’ennui et de la retraite.

Suivant en cela les changements économiques qui amènent de nouvelles « normes » et « formes » de travail, un grand nombre de Québécois⋅es se trouvent dans l’obligation d’occuper des emplois atypiques (pigiste, travail « par projets », contrats, temps partiel, intérim, stages, travail « au noir », à domicile, de nuit, etc.). Quelle place les œuvres québécoises contemporaines réservent-elles à ces travailleurs⋅euses précaires ? Quel portrait les textes dressent-ils de la main d’oeuvre issue des régions plus éloignées, dont les possibilités d’avenir sont dictées par les réalités propres au territoire habité ? Et qu’en est-il des femmes qui, malgré leur « présence accrue sur le marché du travail depuis le dernier siècle », assument toujours « les deux tiers des corvées domestiques » (Hamrouni, p. 2) ? Entendu comme l’ensemble des activités et des soins prodigués pour assurer le maintien du bien-être d’une personne, le care rendu par les femmes fait-il l’objet de représentations dans la littérature québécoise ? S’apparente-t-il à une forme de travail ou est-il plutôt décrit en termes de choix personnel, voire de vocation propre à la gent féminine ?

Sur les plans esthétiques et poétiques, les littératures du travail soulèvent également plusieurs interrogations. Perçu comme routinier, le quotidien des travailleurs⋅es laisse parfois difficilement place à l’événement et appelle une langue répétitive ou technocratique. Comment les oeuvres s’accommodent-elles de cette monotonie ou, au contraire, de la contrainte de la productivité tous azimuts ? Existe-t-il, au sein de certains projets littéraires, « un caractère expérimental [qui s’efforce de traduire] la “novlangue néolibérale” (Krzywkowski, p. 73) » ? Conjointement à la question de l’écriture se pose celle du rapport à la réalité : certains genres sont-ils privilégiés pour relater l’expérience du travail (romans historiques, formes hybrides, formes dramatiques, fictions documentaires, biographies, récits, témoignages, etc.) ? Quelle valeur l’institution leur accorde-t-elle ; y a-t-il un « coût symbolique » élevé aux représentations du travail ? Enfin, au-delà du projet de représentation, les littératures du travail comportent-elles d’autres visées ? Quelle conception de la littérature et de ses « pouvoirs » mettent-elles en jeu ?

http://www.crilcq.org/actualites/item/appel-de-textes-revue-femur/

Date de tombée : 30 mai 2018.

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Aktuelles Call for Papers

CfArticles: Rescaling CanLit: Global Readings – Deadline extended

Guest editor: Eva Darias-Beautell, University of La Laguna, Spain

Although there has been an extension on the submission, the deadline to the CFP “Rescaling CanLit: Global Readings” for the special issue of Canadian Literature is coming up soon (Friday, June 1, 2018).

It is now commonly accepted that Canadian literature has become a global literature, implying that any understanding of textual localities is traversed by vectors that exceed, complicate and extend the nation in physical, historical, and cultural ways. But the gaze is seldom reversed and little attention has been paid to the role of international scholarship in the current transformation and development of the field.

How are Canadian texts read and circulated beyond the national borders? What is the place of Canadian literature in the institutional spaces of universities outside Canada? How do those transnational contexts negotiate the relationship between texts and readers? Are there defining differences in the ways non-Canadian scholars approach CanLit? How does transnational scholarship influence, challenge, enrich and rescale Canadian literary production?

This special issue invites scholars of Canadian literature from around the globe to engage critically with any aspect of Canadian literary production, dissemination, or reception. Essays should implicitly bring to view the two-way direction of reading and writing Canadian literature globally, demonstrating the porosity of transnational scholarship as well as advancing innovative perspectives that may contribute to the rescaling of the field.

Extended deadline for submissions: June 1, 2018.